Au 2T2026, la situation de trésorerie des TPE-PME en baisse [Baromètre Bpifrance Le Lab - Rexecode]
Sur les 3 derniers mois, la situation de trésorerie des PME/TPE est en baisse par rapport au trimestre précédent, pour atteindre son plus bas niveau depuis 2018 (hors crise sanitaire) : 37 % des dirigeants font part d'une dégradation de leur trésorerie (+2 points) ; seuls 9 % constatent une amélioration (-1 point sur le trimestre). 34 % des TPE / PME jugent leur situation de trésorerie actuelle difficile. Les prévisions pour les 3 prochains mois "se redressent quelque peu".
Concernant les délais de paiement, il y a peu d'évolution par rapport au 1er trimestre. Le "solde commercial" subi par les entreprises est donc stable.
61 % des PME ont eu recours aux organismes de crédit pour financer leur exploitation courante (-2 points). Parmi elles, 20 % des entreprises ont rencontré des difficultés d'accès au financement (stable sur le trimestre).
Les projets d'investissement, après un rebond au trimestre précédent, se stabilisent au 2e trimestre 2026 : 46 % des dirigeants prévoient d'investir en 2026 (+1 %). Les prévisions concernant les montants investis sont en recul sur le trimestre, 39 % des dirigeants comptant diminuer le budget dédié (+5 points) contre 18 % qui prévoient de l'augmenter (stable). Les principales dépenses d'investissement concernent à nouveau le renouvellement et/ou la modernisation des équipements et installations, tandis que l'extension des capacités de production recule à nouveau (25 %, -4 points). La part des investissements pour motif environnemental reste stable : 30 %.
Le recours au crédit bancaire pour le financement des investissements se maintient, à 72 %, et 16 % des entreprises rencontrent des difficultés d'accès au crédit d'investissement (-1 point).
Les perspectives de demande dégradées reculent mais sont, encore pour ce trimestre, le principal frein à la croissance (55 %), devant les difficultés de recrutement (33 %) et les coûts et prix trop élevés (32 %) qui, en hausse de 10 points, passent devant la concurrence (31 %).
Les difficultés d'approvisionnement, en raison du conflit au Moyen-Orient, augmentent fortement et concernent 57 % des répondants (22 points sur le trimestre). 10 % estiment que ces difficultés affectent fortement ou modérément leur activité. 58 % considèrent qu'elles se sont intensifiées au cours des 3 derniers mois (+30 points).