mardi 30 juin 2020
La Délégation sénatoriale à la prospective a rendu un rapport sur l'alimentation à l'horizon 2050. Face au constat que "les systèmes alimentaires développés au cours du XXe siècle dans les pays occidentaux puis diffusés dans de nombreuses parties du monde, ne sont pas durables en termes de consommation de ressources naturelles, d’impacts sur le climat et sur la biodiversité ou encore de santé", elle a réfléchi à la façon de "faire émerger des systèmes alimentaires à la fois plus durables et acceptables", en examinant deux axes de transformation majeurs : sobriété et végétalisation.

Le rapport formule donc 20 propositions pour répondre à 4 grands enjeux :
  • un enjeu d'indépendance : remettre la sécurité d'approvisionnement au coeur des objectifs des politiques alimentaires
  • un enjeu écologique ét économique : encourager le développement de la filière des légumineuses, clé de voûte de la transformation des systèmes alimentaires, pour accélérer la transition agroécologique
  • un enjeu social et culturel : diffuser les pratiques de consommation durable au-delà des milieux aisés ou diplômés grâce à un programme Nutrition Santé et Environnement plaçant la lutte contre les inégalités au centre de ses objectifs
  • un enjeu de santé : faire évoluer les dispositifs de recommandations nutritionnelles et de surveillance de la sécurité sanitaire des aliments.

Source(s) :