vendredi 10 janvier 2020
Bpifrance Le Lab et Rexecode ont présenté la nouvelle édition de leur baromètre trimestriel sur la trésorerie, l'investissement et la croissance des PME, basé sur les réponses d'un panel de 1373 dirigeants de TPE/PME entre le 28 octobre et le 6 novembre 2019.

Sur les 3 derniers mois, la situation de trésorerie des PME a peu évolué et reste confortable, seuls 27 % d'entre elles déclarant une dégradation (-3 points). Les prévisions pour les prochains mois ne sont cependant pas favorables, les perspectives d'évolution étant nettement négatives, en raison notamment du "contrecoup attendu après l'apport ponctuel de trésorerie associé en 2019 à la transformation du CICE en allègement pérenne de cotisations sociales". Les délais de paiement des clients se sont légèrement réduits au 4ème trimestre 2019, ceux des fournisseurs  continuant à légèrement augmenter.

71 % des PME ont eu recours aux organismes de crédit pour financer leur exploitation courante (- 2 %). Parmi elles, seules 18 % des entreprises ont rencontré des difficultés d'accès au financement (chiffre stable).

Les projets d'investissement sont en recul de 3 points par rapport au 4ème trimestre 2018, 53 % des dirigeants souhaitant investir en 2019. Les principales dépenses d'investissement concernent le renouvellement et/ou la modernisation des équipements et installations ; les investissements dans l'environnement sont en nette hausse.
Le recours au crédit bancaire pour le financement des investissements est en recul (79 %, soit -5 %) et seules 16 % des entreprises rencontrent des difficultés d'accès au crédit d'investissement (+1 %).

Les difficultés de recrutement continuent à être perçues comme le principal frein à la croissance, pour 53 % des entreprises (-6 %), devant le niveau de la concurrence (41 %) et les perspectives de demande dégradées (31 %, soit 5 % de plus qu'au trimestre précédent).

Le baromètre comporte pour ce trimestre un focus sur les PME face aux enjeux climatiques et environnementaux. 47 % des dirigeants estiment que ces enjeux auront un impact sur le fonctionnement de leur entreprise d'ici 5 ans, 51 % estimant que cet impact sera positif sur l'attractivité de l'offre pour les clients. Plus d'un tiers (35 %) ont déjà mis en place des actions ou une stratégie d'adaptation à ces impacts. Parmi ceux qui ne l'ont pas fait, les principales raisons évoquées sont le manque de temps (36 %) et l'absence d'alternative technologique (31 %). Les principales motivations  qui ont incité à la mise en place d'actions sont la sensibilité personnelle du dirigeant ou des parties prenantes de l'entreprise (68 %), mais également la volonté de valoriser leur image (61 %) et la nécessité de se mettre en conformité (33 %).
Les principales actions d'adaptation mises en oeuvre concernent la gestion des déchets, le changement de technologie et/ou d'organisation de la production, et la prise en compte dans l'offre de la dimension environnementale. Parmi les obstacles rencontrés lors de leur mise en oeuvre, les dirigeants citent avant tout le manque de temps (44 %), l'évolution de la réglementation et les incertitudes sur son évolution future (37 %) et le manque de moyens financiers (36 %).

Source(s) :

Trésorerie, investissement et croissance des PME - Baromètre trimestriel / Bpifrance Le Lab et Rexecode .- in : site Bpifrance Le Lab, 20/11/2019, 21p. - En ligne sur le site de Bpifrance Le Lab