Grand Est : une activité atone au 1S2026 [Note de conjoncture CMA]
Alors que les besoins en main-d'oeuvre restent importants et que les difficultés de recrutement persistent, l'apprentissage résiste (61 % des entreprises concernées déclarent envisager de recruter leur apprenti à l'issue de sa formation).
Bien que l'investissement perde du terrain, il demeure le principal levier envisagé pour accompagner le développement de l'activité. Les entreprises privilégient les équipements et les investissements matériels avant les investissements immobiliers et les investissements numériques.
La situation financière des entreprises demeure sous tension au 1er semestre 2026 : plus d'un tiers des répondants déclarent avoir connu une dégradation de leur trésorerie au cours des 12 derniers mois. La baisse du chiffre d'affaires, le poids des charges et la progression des coûts de revient sont les principales sources de fragilité.
Les secteurs sont inégalement exposés : l'artisanat alimentaire fait preuve d'une relative résistance, le bâtiment et l'artisanat de production sont plus fragiles, les services sont dépendants des arbitrages de consommation des ménages et des entreprises.
[*] La note de conjoncture est réalisée à partir des résultats de l'enquête OPAGE (outil de prévision de l'artisanat du Grand Est). 3 210 enquêtes ont été réalisées au cours du 1er semestre 2026.