Centre-Val de Loire : conjoncture de l'artisanat au 1er semestre 2026
- Activité
Plus de la moitié des répondants s'inquiète pour la survie de leur entreprise à court terme. Le pessimisme touche désormais 49 % des artisans (contre 42 % sur la même période en 2025), principalement dans les activités de l'alimentation et du bâtiment.
Les prévisions d'activité, pour le 2ème semestre 2026, sont à la baisse pour 32 % des artisans. 56 % l'anticipent comme stable.
Le moral des artisans se dégrade : sentiment de lassitude, mal-être. Près de 6 sur 10 concèdent un moral en berne.
Face à la hausse des prix pratiqués par leurs fournisseurs, de nombreux artisans ont dû adapter leur politique tarifaire : plus de 60 % déclarent avoir augmenté leurs prix et particulièrement les artisans du secteur de la production et des services.
Plus de 23 % sont concernés par les difficultés d'approvisionnement en matières premières ou des fournitures (+5 points par rapport à 2025).
La maîtrise des coûts est un enjeu central pour les artisans qui réexaminent régulièrement leurs dépenses pour identifier des marges potentielles d'économie, et diversifient leurs fournisseurs pour mieux négocier les tarifs. De plus en plus d'artisans cherchent à se démarquer en misant sur la qualité de leur offre et choisissent pour ce faire, des fournisseurs proposant des produits de qualité, fiables, certifiés ou bénéficiant de labels reconnus. Le prix, l'origine géographique des produits ou encore la sécurisation des approvisionnements entrent également en ligne de compte.
Les dépenses d'électricité, de gaz, de carburants ont un impact différent d'un secteur d'activité à l'autre. Il est très important pour les artisans de l'alimentaire en raison du caractère énergivore de leur activité, et à l'inverse, peu important pour les métiers de la production, des services et du bâtiment.
- Emploi
Au cours du 1er semestre 2026, 12 % déclarent envisager l'accueil d'un apprenti dans l'année à venir (-2 points par rapport à 2025). Les artisans des métiers de bouche recourent plus que dans les autres secteurs à l'apprentissage.
La baisse d'effectifs constatée pour 16 % des artisans peut s'expliquer par la décision du dirigeant de réduire la masse salariale, et le départ de salariés vers la concurrence. Le secteur fait face à des difficultés de recrutement à la fois structurelles et conjoncturelles ; la principale étant le manque de candidats suffisamment formés aux métiers.
Pour faciliter les recrutements ou fidéliser les salariés, les dirigeants mettent en place des solutions comme des horaires aménagés, des primes, des rémunérations en hausse, améliorent l'environnement de travail, recrutent par cooptation, financent des solutions de mobilité (covoiturage, prise en charge des frais de déplacement, abonnement aux transports en commun...). Suite à la mise en place de ces solutions, 59 % déclarent une amélioration des recrutements. Par ailleurs, de nombreux artisans se tournent vers les réseaux sociaux pour valoriser leurs métiers en montrant leur quotidien professionnel pour faire connaître les savoir-faire artisanaux afin d'attirer de nouveaux candidats.
- Trésorerie
- Investissements
14 % ont eu recours à des demandes de financement au cours du semestre écoulé : la majorité d'entre elles a été accordée, toutefois un net recul du taux d'accord est observé traduisant un accès au crédit plus contraint pour les entreprises artisanales.
- Développement
La note contient un éclairage départemental, sous la forme d'une infographie.