mardi 08 mars 2022
Bpifrance Le Lab et Rexecode ont présenté la nouvelle édition de leur baromètre trimestriel sur la trésorerie, l'investissement et la croissance des PME, basé sur les réponses d'un panel de 2 203 dirigeants de TPE/PME entre le 31 janvier et le 9 février 2022

Sur les 3 derniers mois, la situation de trésorerie des PME/TPE s'est dégradée par rapport au trimestre précédent, mais demeure relativement confortable même si les prévisions pour les 3 prochains mois sont encore peu favorables. "Les dirigeants apparaissent de plus en plus préoccupés par l'évolution de la trésorerie, même si celle-ci reste jugée à un niveau plutôt confortable en moyenne".

69 % des PME ont eu recours aux organismes de crédit pour financer leur exploitation courante (- 1 %). Parmi elles, seules 14 % des entreprises ont rencontré des difficultés d'accès au financement (+ 1 %).

Les projets d'investissement sont en progression, 59 % des dirigeants prévoyant d'investir en 2022 (+ 4 % par rapport aux prévisions  du 1er trimestre 2021). Les principales dépenses d'investissement concernent le renouvellement et/ou la modernisation des équipements et installations. L'introduction de nouveaux produits ou services et l'extension de la capacité de production sont ensuite également cités. Les investissements en lien avec l'environnement (économies d'énergie, recyclage...) continuent leur progression (34 %, + 1 point).
Le recours au crédit bancaire pour le financement des investissements est en hausse (78 %, soit + 2 %), et 15 % des entreprises rencontrent des difficultés d'accès au crédit d'investissement (- 2 %).

Les difficultés de recrutement sont toujours un des principaux freins à la croissance (à 57 %, - 1 point), les coûts et les prix trop élevés progressant fortement (32 %, + 4 points). 73 % des répondants rencontrent des difficultés d'approvisionnement (+ 4 points), ce qui limite l'activité de 59 % des PME/TPE (et pour 15 %, de manière sévère).

Le baromètre comporte un focus sur l'évolution des prix et des salaires.
La moitié des dirigeants prévoit d'augmenter les salariés de leurs collaborateurs en 2022 (46 % chez les TPE). Ces augmentations seraient, pour 63 % d'entre eux, plus importantes que celles octroyées en moyenne avant crise. Au total, l'augmentation moyenne serait de 2,2 % (en comptant les dirigeants ne prévoyant pas de hausse). Les principales motivations à ces augmentations salariales sont avant tout la fidélisation des collaborateurs (75 %), le maintien du  pouvoir d'achat des salariés (48 %) et la rémunération de la performance (32 %).
Ceux qui ne comptent pas augmenter leurs collaborateurs le justifient par des résultats insuffisants de l'entreprise (57 %) et l'octroi de rémunérations annexes au salaire (prime, intéressement...)
L'augmentation des prix de vente est envisagée par 58 % des dirigeants, 88 % estimant que celle-ci sera plus importante qu'avant-crise (en moyenne : + 3,8 %). Ceux qui rencontrent des difficultés d'approvisionnement sont plus nombreux à anticiper cette hausse. Ceux qui ne l'envisagent pas, l'expliquent avant tout par l'intensité de la concurrence (54 %) et la forte pression des donneurs d'ordre (41 %). 34 % espèrent gagner des parts de marché.
Si les hausses de prix anticipées en 2022 surcompensent les hausses de salaires prévues, 34 % des TPE-PME anticipent une dégradation de leur marge nette. 48 % estiment qu'elle sera stable.

Un point sur le Prêt Garanti par l'Etat (PGE) révèle que sur les 64 % de répondants ayant obtenu un PGE, 52 % en a déjà utilisé la majorité ou la quasi-totalité du montant. 10 % l'ont déjà remboursé dans son intégralité. 9 % craignent de ne pas être en mesure de le faire (+ 1 %). 57 % comptent amortir la totalité du prêt sur plusieurs années à partir de 2022.

Source(s) :

Trésorerie, investissement et croissance des PME / TPE - Baromètre trimestriel / Bpifrance Le Lab, Rexecode .- in : site Bpifrance Le Lab, 24/02/2022, 25p. - En ligne sur le site de Bpifrance Le Lab