TPE et PME : des signes de ralentissement [Baromètre Bpifrance Le Lab / Rexecode]

vendredi 14 juin 2019
Bpifrance Le Lab et Rexecode ont présenté la nouvelle édition de leur baromètre trimestriel sur la trésorerie, l'investissement et la croissance des PME.

Au 2ème trimestre 2019, la situation de trésorerie des PME s'est légèrement améliorée, mais les PME sont plus nombreuses à déclarer une dégradation de leur trésorerie qu'une amélioration. Les délais de paiement clients et fournisseurs ont peu évolué, mais se sont légèrement réduits sur un an.

73 % des PME ont eu recours aux organismes de crédit pour financer leur exploitation courante (-1%). Parmi elles, seules 19 % des entreprises ont rencontré des difficultés d'accès au financement.

Les projets d'investissement sont en recul de 7 points par rapport au 2ème trimestre 2018, 59 % des dirigeants souhaitant investir en 2019. Les principales dépenses d'investissement concernent le renouvellement et/ou la modernisation des équipements et installations ; les investissements dans l'environnement, en progression lors du précédent baromètre, sont en baisse (20 %).

Le recours au crédit bancaire pour le financement des investissements est en hausse (88 %, soit + 6 %) et seules 14 % des entreprises rencontrent des difficultés d'accès au crédit d'investissement.

Les difficultés de recrutement continuent à être perçues comme le principal frein à la croissance, pour 57 % des entreprises (+5 %), devant le niveau de la concurrence (43 %).

Le baromètre comporte pour ce trimestre un focus sur les difficultés de recrutement. 84 % des répondants ont rencontré un besoin de recrutement au cours des 12 derniers mois, et 82 % d'entre eux ont été confrontés à des difficultés (contre 70 % il y a un an). Parmi les principales difficultés, on retrouve l'absence de candidat (74 %) et l'inadéquation entre les attentes respectives de l'entreprise et des candidats (83 %, soit + 6 % par rapport à l'année précédente). 33 % des répondants citent l'entreprise et son organisation comme facteur de difficulté (+6 %), notamment en lien avec l'implantation géographique et les horaires de travail. Afin de remédier à ces difficultés, les chefs d'entreprise ont majoritairement fait évoluer l'organisation générale de leur entreprise et leur politique de recrutement.

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