Emploi
Dares, Morel Makiko, Ramajo Ismaël
Dépenses en faveur de l'emploi et du marché du travail en 2024 - Un léger recul. - in : Dares résultats, 23/07/2026, n°32, 4 p.
En 2024, plus de 193 milliards d'euros ont été dépensés en faveur de l'emploi et du marché du travail (+1,4 % en euros courants mais -0,6 % en euros constants).
Les dépenses d'incitation à l'embauche diminuent de -1 % dans leur ensemble, tandis que les dépenses d'incitation à l'activité augmentent de +1 %, avec une forte hausse des aides à la création d'entreprise (+20 %).
Les dépenses de soutien au revenu en cas de perte d'emploi ou de réduction d'activité sont en hausse de +3 %. Celles allouées à la formation professionnelle continuent de diminuer (-4 %), en raison notamment du recul des actions de formation conventionnées et des aides individuelles à la formation de France Travail et des conventions du FNE en faveur de la formation. Les dépenses en faveur de l'apprentissage diminuent de -2 % (contre +4 % en 2023), en lien avec la baisse des aides aux employeurs d'apprentis.
En ligne sur le site de la Dares
Emploi, chômage, revenus du travail. Edition 2026. - Paris : Insee Références, 02/07/2026, 118 p.
L'Insee fournit des données chiffrées sur l'emploi, le chômage, l'activité et l'inactivité, le temps et les conditions de travail, les revenus et les coûts du travail en France et en Europe.
Besoins en main-d'oeuvre 2026. - Paris : France Travail, 21/04/2026, 79 p.
L'enquête BMO 2026 (*) apporte des éléments chiffrés sur les établissements qui envisagent de recruter, les projets de recrutement par type d'établissement, par bassin d'emploi et par région, et les métiers faisant l'objet de projets de recrutement.
Les intentions de recrutement des employeurs sont en baisse pour 2026 par rapport à 2025 (-6,5 %). 23,3 % des établissements envisagent d'embaucher en 2026 (24,1 % en 2025). 24 % des projets d'embauches émanent des établissements sans salarié.
La part des embauches jugées difficiles s'élève à 43,8 % (-6,3 points par rapport à 2025). 47 % des projets sont déclarés difficiles dans les entreprises de 5 à 9 salariés.
Selon l'enquête, certains secteurs de l'artisanat font face à des difficultés de recrutement, comme
- les métiers de bouche, avec des projets d'embauche jugés difficiles à 74 % dans la boucherie, 59 % chez les charcutiers traiteurs (-10 % par rapport à 2025) et 54 % en boulangerie-pâtisserie ;
- les métiers du bâtiment, où la part de projets difficiles recule légèrement, mais représente encore 80 % de recrutements pour les couvreurs, 75 % pour les charpentiers bois et métal, 70 % pour les maçons qualifiés, 68 % pour les plombiers-chauffagistes, 62 % pour les ouvriers en électricité du bâtiment ;
- l'automobile, notamment chez les carrossiers automobiles (79 %) et les ouvriers mécaniciens de véhicules (72 %) ;
- les coiffeurs et les esthéticiens (67 %, en recul de 5 % par rapport à 2025).
Une enquête complémentaire interroge sur les principales difficultés de recrutement envisagées par les employeurs, la résolution des difficultés de recrutement [recours à France Travail et à la formation], le type de contrats proposé par les employeurs potentiellement recruteurs, l'usage des différents contrats de travail selon le motif d'embauche, le recours ou le non-recours à France Travail lors des embauches, le bilan de l'activité et des recrutements en 2025 et les difficultés rencontrées.
Des fiches de synthèse sont complémentaires à l'enquête, des fiches sectorielles et des publications régionales sont également disponibles. L'étude fournit également des données sur les projets saisonniers.
(*) Enquête réalisée fin 2025 auprès de l'ensemble des employeurs hors administrations de l'État (Ministères, Police, Justice...) et des entreprises publiques (Banque de France...). 1 777 253 employeurs ont été interrogés, 416 822 ont répondu au questionnaire. L'enquête BMO 2026 utilise la nouvelle nomenclature des familles professionnelles dite "FAP 2021".
En ligne sur le site de France Travail
Les chiffres du marché de l'emploi. - in : ISM, 01/08/2025, 4 p. - (Baromètre de l'artisanat (ISM))
Le "baromètre de l'artisanat", publication de l'Institut Supérieur des Métiers réalisée avec le soutien de MAAF, met en avant les grandes tendances d'évolution du secteur de l'artisanat dans ses différentes composantes économiques et sociales.
Ce numéro consacré aux chiffres du marché de l'emploi dans l'artisanat révèle une augmentation des recrutements entre 2019 et 2022 : + 8 % du nombre de salariés et + 17 % du nombre d'établissements. "Contre toute attente, la crise sanitaire n'a pas eu d'effet négatif immédiat sur le tissu artisanal et ses emplois." En revanche, la crise énergétique a fragilisé le secteur. L'emploi salarié affiche un recul de - 3 % entre 2022 et 2024, les secteurs du BTP et de la fabrication étant les plus touchés (respectivement - 5 % et - 4 %) ; ceux de l'alimentaire et des services sont restés stables.
Les offres d'emploi diffusées dans les principaux métiers exercés dans l'artisanat ont progressé de + 46 % depuis 2019 (+ 49 % entre 2019 et 2022, - 3 % entre 2022 et 2024). Toutes les régions, à l'exception de l'Ile-de-France, sont concernées par cette hausse de l'offre. Cette croissance a été exponentielle dans certains métiers, comme celui de Prothèses et orthèses (+ 333 %), Toilettage des animaux (+ 225 %), ou Montage de structures et de charpentes bois (+ 161 %).
En parallèle, le nombre de demandeurs d'emploi dans les cœurs de métiers de l'artisanat est en baisse de - 12 % entre 2019 et 2024, alors qu'il reste globalement stable à l'échelle nationale.
La hausse des offres d'emploi et la baisse des candidats renforcent ainsi les tensions de recrutements, qui peuvent dépasser les 70 % dans certaines activités (bouchers : 74 %, carrossiers automobiles : 81 % ou couvreurs : 82 %).
Dans ce contexte, une liste des métiers les plus porteurs pour engager un projet de formation ou de reconversion est proposée comme par exemples les charcutiers-traiteurs, les plâtriers, les soudeurs ou les retoucheurs en habillement, pour lesquels le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse. D'autres métiers connaissent cependant une hausse du nombre de demandeurs d'emploi, comme les brasseurs de bière, les fromagers, les pâtissiers ou les esthéticiens qui sont des métiers souvent attractifs et pour lesquels l'offre de formation s'est parfois développée de façon très importante en période post-covid.
- 1,3 % étaient des jeunes sortants d'études initiales,
- 7,4 % étaient inscrits à France Travail,
- 7,5 % étaient classés dans Autres situations, c'est-à-dire étaient inactifs, indépendants, employés par un particulier ou résidaient à l'étranger."
Le document analyse la formation des jeunes et des adultes ainsi que l'insertion des jeunes sur le marché du travail.
Il comprend notamment des fiches thématiques sur :
- l'insertion des jeunes : actifs de 15 à 29 ans, situations d'activité, chômage en phase d'insertion professionnelle, statuts des emplois, jeunes en emploi aidé, professions et secteurs d'activité, salaires, insertion des apprentis du CAP au BTS, insertion des lycéens et étudiants du CAP au BTS, insertion des diplômés du supérieur, trajectoires en début de carrière, mobilités et situation en début de carrière, inégalités en début de carrière, domaine de formation et situation d'activité des jeunes, situation des jeunes sur le marché du travail par région, emploi et chômage des jeunes, comparaisons européennes.
Portrait des professions en France.- in : Insee Focus, 29/04/2024, n°324, 5 p.
Le portrait des professions en France fournit des données sur la répartition des personnes en emploi selon le groupe socioprofessionnel de 1982 à 2022, la répartition par âge, par sexe, par niveau de diplôme, par statut d'emploi, des groupes socioprofessionnels en 2022, le travail en horaires atypiques (la nuit, le soir, le week-end), le temps partiel, le sous-emploi, selon le groupe socioprofessionnel (dont artisans).
Les artisans, commerçants, chefs d'entreprise représentent 6,8 % des personnes en emploi en 2022 (7,7 % en 1982). 3,3 % sont artisans. 24,8 % d'entre eux sont des femmes. 59,9 % des artisans ont entre 25 et 49 ans. 18,8 % ont un diplôme supérieur à bac + 2, 37,4 % détenant un CAP, BEP ou équivalent. 99,2 % sont indépendants.
35,2 % des artisans travaillent le soir et 64 % le samedi (contre respectivement 29,8 % et 41,3 % en moyenne pour l'ensemble des groupes socioprofessionnels). En revanche, le temps partiel y est moins répandu que la moyenne : il concerne 15 % des artisans (contre 17,3 % en moyenne). Le sous-emploi concerne 5,3 % du groupe socioprofessionnel des artisans.
En ligne sur le site de l'Insee
D'après les données issues de la Déclaration Sociale Nominative (DSN)*, les entreprises de 1 à 9 salariés regroupent 18,3 % de l'emploi salarié du secteur privé (hors agriculture) en 2022. 37,9 % des entreprises n'emploient qu'un seul salarié. Elles travaillent principalement dans le secteur du commerce-transport-hébergement-restauration (35,6 %), des services aux entreprises (15,8 %) et de la construction (15,3 %).
24,4 % des salariés des TPE travaillent à temps partiel (37,9 % dans les entreprises « mono-salarié »).
17 % des TPE recourent aux CDD et 8,9 % des salariés des TPE sont apprentis.
La durée hebdomadaire contractuelle moyenne de travail des salariés à temps complet est de 36,1 heures dans les TPE, elle est de 17 heures pour les salariés à temps partiel.
Les métiers en 2030 - Quelles perspectives de recrutement en région ?. - Paris : Dares, 26/07/2023, 196 p.
La Dares et France Stratégie publient une étude prospective sur les difficultés de recrutement à l'échelon régional, qui complète celle à l'échelon national publiée en mars 2022. Elle analyse la dynamique régionale des recrutements en 2030 et dresse un panorama prospectif des métiers par région.
La dynamique régionale de l'emploi varie en fonction de la géographie des métiers et de la démographie. Les départs de fin de carrière contribuent aux besoins de recrutement dans toutes les régions. Les jeunes débutants sur le marché de l'emploi, plus présents en Ile-de-France et en Hauts-de-France pourront les combler. Mais ces jeunes entrants restent moins nombreux que les seniors quittant le marché de l'emploi. Les mobilités géographiques renforceront également les difficultés de recrutement dans les régions marquées par des départs nets (les régions du Sud et de l'Ouest affichent un solde migratoire excédentaire).
Les tensions sur les recrutements devraient s'accroître dans les régions de l'Ouest et du Sud. "D'ici 2030, entre 6 % et 9 % des recrutements ne seraient pas couverts par les jeunes débutants ou les nouveaux travailleurs résidents." Elles seraient moins marquées dans les régions intérieures moins densément peuplées ainsi que dans le Grand Est et les Hauts-de-France : "entre 2 % et 3 % des recrutements ne seraient pas spontanément pourvus par les jeunes débutants."
La région Ile-de-France se situerait au même niveau que sur le territoire national (5 %).
"Les métiers dont la tension forte risque de s'accentuer à l'horizon de 2030 représentent 42 % de l'emploi de la Bretagne (22 métiers) et 35 % de l'emploi des Pays de la Loire (23 métiers)" (la moyenne nationale est de 25,2 %).
Portraits statistiques des métiers. - Paris : Dares, 08/09/2022, mult p.
La Dares présente les portraits statistiques de 225 métiers répartis en 22 catégories sur la période 1983-2019 à partir de l'enquête Emploi (Insee), du recensement de la population (Insee), des données Dares et Pôle emploi.
Chaque métier est caractérisé par des données sur la dynamique de l'emploi, les caractéristiques des personnes en emploi, la qualité de l'emploi, les caractéristiques des employeurs, les demandeurs d'emploi et les tensions sur le marché du travail.
Voir aussi : Les Portraits statistiques de branches professionnelles. - Paris : Dares, 05/06/2026, mult.p.
Les portraits statistiques de branches professionnelles fournissent, pour l'année 2024, sous forme interactive, des données chiffrées relatives aux effectifs et caractéristiques de l'emploi (nombre d'entreprises, d'établissements et de salariés ; taux de CDD ; taux de temps partiel), à la mixité et à l'écart salarial, à la rémunération, à l'apprentissage, aux contrats de professionnalisation, à la répartition des établissements et des salariés par département et région (cartographie). En ligne sur le site de la Dares
Les métiers en 2030. - Paris : Dares, 10/03/2022, 196 p.