INSEE
Emploi, chômage, revenus du travail. Edition 2022. - Paris : INSEE Références, 30/06/2022, 218 p.
L'Insee fournit des données chiffrées sur l'emploi, le chômage, l'activité et l'inactivité, le temps et les conditions de travail, les revenus et les coûts du travail en France et en Europe.
Fin 2021, l'emploi salarié a augmenté par rapport à l'année précédente (+ 965 000, + 3,4 %) et le chômage et son halo ont reculé de 0,8 point.
Parmi les personnes en emploi, 6,5 % sont des artisans, commerçants et chefs d'entreprise ; 12,6 % ont le statut d'indépendant pour leur emploi principal.
Au 31 décembre 2019, on comptait 513 000 non-salariés dans le secteur du commerce et de l'artisanat commercial (soit 16,6 % de l'ensemble des non salariés). Leur revenu mensuel moyen (hors micro-entrepreneurs) s'élève à 2 840 euros.
En ligne sur le site de l'Insee

DARES, Vinet Loïc
L'emploi dans les très petites entreprises fin 2020 - Forte hausse des contrats d'apprentissage. - in : Dares résultats, 19/05/2022, n°24, 4 p.
D'après les données issues de la Déclaration Sociale Nominative (DSN)*, les entreprises de 1 à 9 salariés regroupent 18,6 % de l'emploi salarié du secteur privé (hors agriculture) au 31 décembre 2020. 37,8 % des entreprises n'emploient qu'un seul salarié. Elles travaillent principalement dans le tertiaire (79,6 %). Les femmes représentent 46,7 % des salariés dans les TPE contre 45,5 % dans l'ensemble des entreprises du secteur privé. Les TPE recourent davantage aux emplois à temps partiel (26 %), aux CDD (14,8 %) ou aux emplois aidés (7,7 %) que les entreprises de 10 salariés ou plus. Les dispositifs de formation en alternance représentent 87,2 % des emplois aidés dans les TPE. L'industrie et la construction sont les secteurs qui recourent le plus à l'apprentissage.
La durée hebdomadaire contractuelle moyenne de travail des salariés à temps complet est de 36,1 heures dans les TPE, elle est de 17,7 heures pour les salariés à temps partiel.
*Données sur l'ensemble des salariés (y compris les dirigeants salariés, hors intérimaires et stagiaires) en poste au 31 décembre dans une entreprise de 1 à 9 salariés de France (hors Mayotte).
En ligne sur le site de la DARES

DARES, Dumont Gwénaëlle, Lasselin Mahaut
Dépenses en faveur de l'emploi et du marché du travail en 2020 - Une augmentation du soutien aux revenus en réponse à la crise sanitaire. - in : Dares résultats, 27/04/2022, n°17, 4 p.
En 2020, plus de 185 milliards d'euros ont été dépensés en faveur de l'emploi et du marché du travail (+ 17 % par rapport à 2019).
Les dépenses d'incitation à l'embauche diminuent de 2 % dans leur ensemble, et les dépenses d'incitation à l'activité se stabilisent (+ 1 %).
Les dépenses de soutien du revenu en cas de perte d'emploi ou de réduction d'activité augmentent de 62 %, une hausse liée essentiellement à l'extension du dispositif d'activité partielle en réponse à la crise sanitaire du Covid-19.
Les dépenses allouées à la formation professionnelle hors apprentissage sont en baisse de 5 % par rapport à 2019 mais celles liées à l'alternance sont en hausse de 13 % (+ 26 % pour les dépenses en faveur de l'apprentissage (Y compris les aides à l'embauche)).
En ligne sur le site de la DARES

Pôle Emploi
Enquête Besoins en main-d'oeuvre 2022. - Paris : Pôle emploi, 05/04/2022, 82 p.
L'enquête BMO 2022 (*) apporte des éléments chiffrés sur les établissements qui envisagent de recruter, les projets de recrutement par type d'établissements, par bassin d'emploi et par région, et les métiers faisant l'objet de projets de recrutement.

Les intentions de recrutement des employeurs augmentent de 11,9 % pour 2022 par rapport à 2021. 33 % des établissements envisagent au moins un recrutement en 2022 (27 % en 2021). 37 % des projets d'embauches émanent des établissements sans salarié.
La part des embauches jugées difficiles s'élève à 58 % (+ 13 points par rapport à 2021). 64 % des projets sont déclarés difficiles dans les entreprises de 5 à 9 salariés.
Selon l'enquête, certains secteurs de l'artisanat font face à des difficultés de recrutement. Pour les métiers de bouche, les projets de recrutement sont jugés difficiles à 78 % dans la boucherie, 70 % chez les charcutiers traiteurs, 67 % en boulangerie-pâtisserie. Pour les métiers du bâtiment, les projets de recrutement sont jugés difficiles à 90 % pour les couvreurs, 86 % pour les charpentiers bois, 81 % pour les plombiers-chauffagistes, 80 % pour les menuisiers et ouvriers de l'agencement et de l'isolation, 78 % pour les maçons. Ils le sont à 72 % pour les coiffeurs et les esthéticiens.

Une enquête complémentaire interroge sur l'impact de la crise sanitaire du Covid-19 sur les recrutements envisagés en 2022, les principales difficultés de recrutement envisagées par les employeurs, la résolution des difficultés de recrutement [recours à Pôle emploi et à la formation], le type de contrats proposé par les employeurs potentiellement recruteurs, l'usage des différents contrats de travail selon le motif d'embauche, le recours ou le non-recours à Pôle emploi, le bilan de l'activité et des recrutements en 2021 et les difficultés rencontrées.
Certaines questions ciblent particulièrement les établissements contraints par les conséquences de la crise sanitaire.

(*) Enquête réalisée fin 2021 auprès de l'ensemble des employeurs hors administrations de l'État (Ministères, Police, Justice...) et des entreprises publiques (Banque de France...). 1 680 721 employeurs ont été interrogés, 419 979 ont répondu au questionnaire. "Les conséquences, encore inconnues, de la guerre en Ukraine, n'apparaissent évidemment pas dans les projets de recrutement renseignés dans BMO, l'interrogation ayant eu lieu fin 2021."
En ligne sur le site de Pôle emploi

DARES, France Stratégie
Quels métiers en 2030 ?. - Paris : DARES, 10/03/2022, 196 p.
La DARES et France Stratégie publient une étude prospective sur les métiers à l'horizon 2030. Elle analyse les créations d'emplois par secteurs et par métiers ; les besoins de recrutement des entreprises compte tenu des départs en fin de carrière et enfin les déséquilibres potentiels si on confronte les besoins de recrutements des employeurs en 2030 avec l'arrivée des jeunes débutants sur le marché du travail.
Entre 2019 et 2030, on dénombre 1,8 million d'emplois supplémentaires pour les diplômés du supérieur, notamment dans le commerce, la construction ou l'industrie.
Les départs en retraite représentent 90 % des postes à pourvoir (agents d'entretien, conducteurs de véhicules, ouvriers qualifiés du bâtiment, etc).
L'étude indique également des métiers avec des tensions qui pourraient s'accentuer (Ouvriers qualifiés du gros œuvre du bâtiment), des métiers pour lesquels les tensions pourraient se réduire (Coiffeurs-esthéticiens), des métiers avec des nouvelles difficultés potentielles de recrutement (Ouvriers du textile et du cuir) et des métiers pour lesquels les tensions pourraient se maintenir (Bouchers, charcutiers, boulangers).
En ligne sur le site de la DARES

U2P, ISM.
Les entreprises de proximité au féminin. Artisanat - Commerce - Professions libérales. - Paris : U2P, 01/03/2022, 54 p. (Etudes & chiffres clés (U2P)).
Après une première édition en 2019, l'Union des entreprises de proximité (U2P) a reconduit, en collaboration avec l'ISM, un panorama complet de la place des femmes dans les entreprises de proximité (artisanat, commerce, professions libérales).
45 % des salariés des secteurs de proximité sont des femmes (+ 2 %, la hausse étant surtout portée par l'artisanat du BTP et l'alimentation). Elles exercent davantage dans des métiers de services ou des fonctions transversales de gestion-administration ou de vente. 87 % sont en contrat à durée indéterminée (CDI) et 64 % travaillent à temps plein (contre 85 % des hommes). L'écart salarial entre les hommes et les femmes est stable, à 12,93 % (et nul ou presque pour les coiffeurs et les taxis).
L'étude prend en compte les dirigeantes d'entreprises, les créatrices d'entreprises, les salariées, et les apprenties des secteurs de l'artisanat (alimentation, BTP, fabrication, services), du commerce alimentaire de détail, de l'hôtellerie-restauration et des professions libérales (droit, santé, techniques et cadre de vie).
En ligne sur le site de l'U2P

INSEE
Bilan Formation - Emploi. - in : INSEE Résultats, 10/11/2021, mult.p.
L'INSEE met à jour les chiffres sur les relations entre le système de formation et l'emploi sous forme de tableaux Excel, autour de 3 thèmes :
- L'école et ses sortants (notamment les apprentis en formation),
- L'insertion des jeunes,
- La formation tout au long de la vie (notamment la formation professionnelle continue financée par les entreprises).
En ligne sur le site de l'Insee

ISM, MAAF
L'emploi dans l'artisanat en chiffres. Des emplois salariés et non salariés en hausse en 2020, malgré la crise sanitaire. - in : ISM, 01/06/2021, 4 p. - (Baromètre de l'artisanat (ISM))
Le baromètre de l'artisanat ISM/MAAF évalue l'impact de la crise sanitaire sur les emplois salariés et non salariés.
Il révèle que l'emploi salarié a mieux résisté dans l'artisanat (+ 1,7 % par rapport à 2019) que dans l'ensemble du secteur privé (- 2 %). Toutes les régions sont concernées par la hausse, même si celle-ci est moins marquée en Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Centre Val de Loire.
L'artisanat du BTP (malgré l'arrêt des chantiers lors du 1er confinement) et de l'alimentation portent cette hausse, tandis que les effectifs sont stables dans les services et la fabrication. Les pertes les plus fortes sont enregistrées dans les transports (- 4 %), la coiffure et les soins esthétiques (- 2 %).
Globalement, les embauches ont reculé de 8 % en 2020, mais sont restées dynamiques, à l'exception du second trimestre et de la période du premier confinement.
La dynamique entrepreneuriale s'est également maintenue (+ 1 % au global), notamment dans le BTP et l'artisanat de fabrication. On constate une baisse d'activité des micro-entrepreneurs au 1er semestre 2020 (- 12 % de chiffre d'affaires), en particulier dans les activités de taxis-VTC (- 57 %) et de la coiffure/esthétique (- 32 %). Leurs revenus avant-crise étaient déjà deux à six fois moins élevés que ceux des travailleurs indépendants du régime classique. Ils sont pourtant de plus en plus nombreux et désormais majoritaires dans un certain nombre de secteurs (artisanat de fabrication, activités de service), même si la part de projets dormants reste élevée.
En ligne sur le site de la MAAF

DARES
Portraits statistiques des métiers. - Paris : DARES, 22/04/2021, mult p.
La Dares présente les portraits statistiques de 225 métiers répartis en 22 catégories sur la période 1983-2018 à partir de l'enquête Emploi (Insee), du recensement de la population (Insee), des données Dares et Pôle emploi.
Chaque métier est caractérisé par des données sur la dynamique de l'emploi, les caractéristiques des personnes en emploi, la qualité de l'emploi, les caractéristiques des employeurs, les demandeurs d'emploi et les tensions sur le marché du travail.
Les catégories de métiers présentées sont l'agriculture, la marine et la pêche ; le bâtiment et les travaux publics ; l'électricité et l'électronique ; la mécanique et le travail des métaux ; les industries de process ; les matériaux souples, le bois et les industries graphiques ; la maintenance (dont les ouvriers qualifiés de la réparation automobile) ; les ingénieurs et les cadres de l'industrie ; les transports, la logistique et le tourisme ; l'artisanat (artisans et ouvriers artisanaux) ; la gestion et l'administration des entreprises ; l'informatique et les télécommunications ; les études et la recherche ; l'administration publique, les professions juridiques, l'armée et la police ; la banque et les assurances ; le commerce ; l'hôtellerie, la restauration et l'alimentation (dont bouchers-charcutiers-boulangers) ; les services aux particuliers et aux collectivités (dont les coiffeurs-esthéticiens) ; la communication, l'information, les arts et spectacles ; la santé, l'action sociale, culturelle et sportive ; l'enseignement et la formation ; la politique et la religion.
Un comparateur permet de constater les différences entre deux métiers sur les principaux indicateurs.
En ligne sur le site de la DARES

INSEE
Emploi et revenus des indépendants - Edition 2020. - Paris : INSEE Références, 28/04/2020, 178 p.
L'INSEE publie des données statistiques sur l'emploi, les revenus et le patrimoine des indépendants en 2017. 3,2 millions de personnes exerçaient à la fin 2017 une activité non salariée à titre principal ou en complément d'une activité salariée (+ 33 % entre 2008 et 2017). En moyenne, leur revenu mensuel s'élève à 3580 € nets, avec des disparités selon les secteurs. 18 % des non salariés appartiennent au secteur du commerce et de l'artisanat commercial, et 13 % au secteur de la construction.
Des fiches thématiques apportent un éclairage transversal aux différents secteurs d'activité : situation des indépendants selon la catégorie juridique et la taille de l'entreprise, disparités de revenu, pluriactivité, conditions de travail, répartition sur le territoire métropolitain, éléments de comparaison européenne.
Le document comporte également des fiches sectorielles (voir notamment commerce et artisanat commercial, services aux particuliers hors santé, construction) ainsi que des éclairages sur l'offre de travail des indépendants, les revenus d'activité non salariée des chauffeurs de VTC et des taxis, l'évolution du nombre de non?salariés dans les activités culturelles entre 2007 et 2016 et deux dossiers sur "Les indépendants, témoins des transformations du travail ?" et "Qui s'installe à son compte ? Transitions entre salariat et non-salariat et effet sur les revenus professionnels".
En ligne sur le site de l'INSEE

DARES, Raffin Charles
Le temps de travail dans les TPE - Sept profils de très petites entreprises identifiés. - in : Dares résultats, 23/04/2019, n°20, 6p.
Selon les données de l'enquête Acemo TPE 2016, 87 % des salariés des TPE sont en contrat à durée indéterminée (CDI) en 2015 (84 % dans les entreprises de 10 salariés et plus) et 28 % travaillent à temps partiel contre 16 % dans les autres entreprises. La durée de travail hebdomadaire des salariés à temps complet est plus longue pour les salariés des TPE : 36,2 heures contre 35,6 heures pour les salariés des entreprises de 10 salariés et plus. En revanche, seuls 2 % des salariés des TPE sont rémunérés au forfait en jours contre 13 % des salariés des autres entreprises.
7 profils types de TPE sont identifiés en matière de gestion du temps de travail :
- les TPE employant uniquement des salariés à temps partiel (secrétariat, gestion)
- les TPE recourant principalement aux CDD (activités de services à la personne [coiffure, soins de beauté, aménagement paysager])
- les TPE employant quasi exclusivement en CDI et à temps complet (activités d'agences immobilières ou de contrôle de gestion)
- les TPE très régulièrement ouvertes le dimanche (commerce et services directs aux particuliers [boulangeries, pâtisseries, restauration])
- les TPE recourant massivement aux heures supplémentaires (artisans de la construction)
- les TPE où la plupart des salariés sont au forfait en jours (cadres administratifs et commerciaux)
- les TPE de grandes tailles et aux usages du temps de travail diversifiés (pharmacies).
En ligne sur le site de la DARES

Conseil d'Orientation pour l'Emploi
Automatisation, numérisation et emploi. - Paris : COE, 2017
Le Conseil d'orientation pour l'emploi a publié 3 tomes du rapport analysant les effets de l'automatisation et de la numérisation sur l'emploi :
Tome 1 : les impacts sur le volume, la structure et la localisation de l'emploi :
Tome 2 : l'impact sur les compétences
Tome 3 : l'impact sur le travail
En ligne sur le site de France Stratégie.

ISM
Les emplois de l'artisanat. - Paris : ISM, 01/12/2017, 52 p. (Etudes et recherches).
En 2016, on observe une stabilisation du nombre des emplois non salariés et salariés.
Parmi les non-salariés (un quart des emplois de l'artisanat), la hausse du nombre de micro-entrepreneurs compense la baisse des emplois d'indépendants du régime classique. Le régime du micro-entrepreneur progresse et représente désormais 39% de l'emploi non salarié. Mais il ne conduit plus à la création nette d'emplois indépendants. Les revenus des micro-entrepreneurs sont par ailleurs cinq fois inférieurs à ceux du régime classique.
L'emploi salarié retrouve quant à lui des couleurs en 2016 et 2017, après plusieurs années de baisse, porté notamment par quelques activités de services (transports, nettoyage, soins de beauté, réparation automobile) et, dans l'alimentation, la boulangerie-pâtisserie. L'emploi salarié de l'artisanat du BTP retrouve un solde positif pour la première fois depuis 2008. Seul l'emploi salarié des secteurs de la fabrication poursuit un déclin engagé depuis 2000.
La reprise de l'activité est visible également dans l'évolution des projets de recrutement des TPE artisanales : les offres d'emploi déposées à Pôle emploi ont fortement progressé en 2016, l'enquête « Besoins de Main d'Œuvre » confirmant cette tendance.
La croissance des emplois salariés reste toutefois encore modérée et inférieure à celle qui est enregistrée pour l'ensemble du secteur marchand.
Un autre enseignement de l'étude est de montrer l'évolution des formes d'activité. La transformation et la porosité des formes d'emploi - caractéristique de l'économie numérique - sont bien à l'œuvre dans l'artisanat.

Mise à jour le 05/07/2022