lundi 08 juin 2020
L'Observatoire de l'Artisanat de la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat Centre-Val de Loire a réalisé une étude dressant le portrait des entreprises artisanales alimentaires de la région.

Plus de la moitié des entreprises génèrent des chiffres d'affaires supérieurs à 200 000 € notamment dans les secteurs de la boucherie-charcuterie et de la boulangerie. Une entreprise sur six génère un chiffre d'affaires inférieur à 49 000 € (24 % dans la restauration rapide et 33 % dans la fabrication d'aliments divers). Souvent non sédentaires et n'occupant pas un emplacement permanent, ces entreprises exercent souvent sous le régime fiscal de la micro-entreprise.

Les principaux concurrents sont les grandes et moyennes surfaces (GMS) et les franchises / chaînes, les bouchers-charcutiers et les boulangers-pâtissiers étant les plus concernés par cette concurrence. Les hypermarchés et les franchises exercent une forte pression sur les prix qui impacte les entreprises artisanales.

En réponse aux besoins des clients, les entreprises artisanales alimentaires proposent de nouveaux services comme la livraison à domicile. Le drive et la vente en ligne concernent moins de 10 % des artisans. Ils génèrent une part modeste de chiffre d'affaires.

La montée en gamme des produits, la communication, les produits Bio, le fait maison, l'adhésion à des démarches collectives (type label) sont vus comme des solutions à la concurrence des GMS et des franchises.

Les artisans cherchent au quotidien à satisfaire leurs clients et à les conserver. Ils "mesurent cette fidélité en observant la régularité de la présence en boutique ou sur les marchés de leur clientèle (...). En terme d'outils moins "traditionnels", seuls les réseaux sociaux se démarquent avec 30% des artisans qui y ont recours."

L'approvisionnement en matière première est une problématique pour les artisans. "Les évolutions des prix des matières premières peuvent [les] mettre dans une situation délicate en les obligeant à choisir entre monter ces prix de ventes en risquant de perdre des clients ou réduire leurs marges ce qui à terme peut altérer sa rentabilité."

61 % des artisans interrogés déclarent proposer des produits sans additif. Un tiers commercialise déjà du bio et ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces produits.

Un artisan sur deux est favorable à la création d'une marque du type "Produit en Bretagne" estimant "que cette marque serait un gage de qualité (72%), de notoriété des produits (63%), de développement de la clientèle (56%) et de communication."

"(...) les labels Arts et Saveurs et © du Centre sont aujourd'hui méconnus de la majorité des artisans : moins d'un artisan sur cinq les connait.

Avant la crise du Covid-19, les artisans avaient des projets d'investissements matériels à court ou moyen terme (véhicules, système de réfrigération...), des projets en matière d'immobilier (déménagement, rénovation de locaux...), des projets de recrutement de salarié ou d'apprenti.
Pour se développer, les artisans sont demandeurs d'accompagnement.

569 entreprises artisanales alimentaires (1 600 salariés, 400 apprentis) ont répondu à l'enquête.

Source(s) :

Portrait des entreprises artisanales de l'alimentaire / Observatoire de l'artisanat .- in : CRMA Centre - Val de Loire, 27/03/2020, 18p. - En ligne sur le site En ligne sur le site de la CRMA Centre - Val de Loire

Les entreprises artisanales de l'alimentaire en Centre - Val de Loire - Infographie / Observatoire de l'artisanat .- in : CRMA Centre - Val de Loire, 27/03/2020, 1p. - En ligne sur le site de la CRMA Centre - Val de Loire