mardi 13 octobre 2020
En 2018, on dénombre 3,3 millions de non salariés. En raison du doublement au 1er janvier des plafonds de chiffre d'affaires, le nombre de micro-entrepreneurs a fortement augmenté (+ 14,3 %) tandis que le nombre de non salariés "classiques" recule de - 1,9 % (et jusqu'à - 4,2 % dans le commerce et l'artisanat commercial).
Les non-salariés classiques voient leur revenu augmenter de + 4,8 % en euros constants, 8 % d'entre eux déclarant un revenu nul. Presque tous les secteurs d'activité sont concernés par cette hausse, il progresse par exemple de + 5 % dans le commerce et la réparation automobile et de + 1,6 % dans la coiffure et les soins de beauté. Le commerce des métiers de bouche affiche cependant une progression plus faible (+ 0,2 %), de même que les taxis et VTC (+ 0,8 %).
Des mesures législatives ont contribué à l'accroissement du revenu de certains non salariés en 2018 : une réduction de cotisations sociales pour les non salariés classiques aux revenus intermédiaires, la mise en place du prélèvement forfaitaire unique et celle du prélèvement à la source au 1er janvier 2019, qui a pu conduire certains à maximiser leur revenu déclaré en 2018.
Les femmes gagnent, à secteur égal, 33 % de moins que les hommes.

Source(s) :

Les revenus d'activité des non-salariés en 2018. Une nouvelle hausse du revenu moyen, favorisée par des mesures législatives / INSEE, Salembier Laurianne, Théron Guilhem .- in : INSEE Première, n° 1817, 23/09/2020, 4p. - En ligne sur le site de l'INSEE