vendredi 25 juin 2021
Les universités développent de plus en plus de formations à l'entrepreneuriat, via des dispositifs tels que les PEPITE (pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat), le diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) et le statut national d'étudiant entrepreneur (SNEE).
En s'appuyant sur les résultats de l'enquête Génération 2010, le document analyse l'effet que les formations à l'entrepreneuriat peuvent avoir sur l'insertion professionnelle d'étudiants sortis de formation initiale en 2010 au niveau bac + 5 (données antérieures aux dispositifs récents mis en place).
Un quart des étudiants déclarait avoir bénéficié d'une sensibilisation à l'entrepreneuriat et 7 % avoir été accompagnés dans un projet de création d'entreprise au cours de leur dernière année de formation. Leur parcours de formation est davantage professionnalisé (entrée dans le supérieur via un IUT, une STS, ou une école post-bac) et ils sont plus souvent issus d'un milieu entrepreneurial.
Les jeunes accompagnés sont nettement plus nombreux à s'installer à leur compte trois ans plus tard, de même que les jeunes uniquement sensibilisés à l'entrepreneuriat.
Parmi les jeunes n'ayant pas encore créé leur entreprise, un sur cinq a le projet de le faire dans les 5 ans.
Réinterrogés en 2017, les répondants de l'enquête Génération 2010 sont plus nombreux à être indépendants 7 ans après la fin de leurs études. 32 % d'entre eux se déclarent auto-entrepreneurs.
Les formations à l'entrepreneuriat, qui développent l'autonomie, la confiance en soi et le goût du risque, sont aussi une manière d'aider les jeunes à affronter la crise économique.

Source(s) :

Les formations à l'entrepreneuriat sont-elles un levier pour l'insertion professionnelle ? / Céreq, Béduwé Catherine, Robert Alexie .- in : Céreq Bref, n° 404, 01/03/2021, 4p. - En ligne sur le site du Céreq