lundi 27 septembre 2021
Cinq ans après leur immatriculation au premier semestre 2014, 33 % des auto-entreprises sont toujours pérennes. Ce taux est similaire à celui des auto-entrepreneurs immatriculés en 2010, mais plus faible que celui des entreprises individuelles (53 %).
La pérennité varie selon les secteurs, ceux de la santé humaine et de l'action sociale étant les plus pérennes. Les plus faibles pérennités sont en revanche constatées dans le commerce et les activités spécialisées.
Le sexe et l'âge de l'auto-entrepreneur sont également des facteurs de pérennité à prendre en compte.
L'investissement initial à la création favorise également la pérennité à 5 ans, mais passée la première année, ce critère n'est plus déterminant.
La crise sanitaire du Covid-19 a mis en pause la croissance du chiffre d'affaires des auto-entrepreneurs (- 16 % sur les 3 premiers trimestres de 2020). Les secteurs de l'industrie et du commerce ont été moins touchés ; l'impact a aussi été variable selon les régions (moins fort en Ile-de-France, même si la reprise y est plus modérée). La crise a accentué les difficultés financières des auto-entrepreneurs.

Source(s) :

Le chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs immatriculés en 2014 croissait continûment avant la crise sanitaire / INSEE, Juliachs Sylvain .- in : INSEE Première, n° 1873, 20/09/2021, 4p. - En ligne sur le site de l'INSEE