Outre-mer : filières économiques d'avenir [Rapport Sénat]
- "sécuriser et piloter une stratégie économique partagée et lisible" : avec des infrastructures portuaires et aéroportuaires sécurisées, performantes et bien dimensionnées, adaptées aux standards mondiaux, une bonne connectivité numérique, des infrastructures énergétiques garantissant la souveraineté des territoires et leur transition vers des modèles décarbonés. Le rapport préconise également la création d'un opérateur public de l'Etat spécialisé dans le financement des entreprises outre-mer
- "adapter et protéger des marchés locaux spécifiques" : en adaptant 7 normes bloquantes aux spécificités ultramarines, et en recourant à 4 instruments de protection (l'octroi de mer, le bouclier qualité prix, la commande publique et la politique commerciale, en valorisant les marques "outre-mer" et "France " à l'export)
- "financer des filières en soif de capitaux"
- "innover et former" : notamment via la systématisation du recours à une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriale (GPEC). Afin de répondre à l’enjeu de la transmission des savoir-faire et de la formation de nouvelles générations, les rapporteurs demandent notamment d’adapter le financement de l’apprentissage aux surcoûts ultra-marins. Ils rappellent que "les NPEC sont calculés sur la base de coûts moyens nationaux qui ne tiennent pas compte des surcoûts spécifiques aux outre-mer (coût du fret pour les matériels pédagogiques et équipements, incidence de l'octroi de mer sur les achats locaux, différentiels de prix à la consommation documentés par l'INSEE)". Ils suggèrent "l'instauration d'un coefficient correcteur géographique obligatoire pour le calcul des NPEC en outre-mer, directement indexé sur les différentiels de prix à la consommation constatés par l'INSEE pour chaque territoire". Les rapporteurs proposent également "d’expérimenter un modèle de « Compagnonnage ultramarin » permettant de labelliser des « Maîtres de transmission » locaux et de financer des parcours de tutorat direct en entreprise ou sur des chantiers écoles traditionnels."