Mobilité européenne des apprentis : les employeurs favorables et prêts à s'engager [Sondage Ipsos bva pour Euro App Mobility]
Concernant la mobilité européenne des apprentis, plus de la moitié des Français et des entreprises interrogés ont connaissance de la possibilité de formation à l'étranger dans le cadre d'un apprentissage. Les entreprises perçoivent cette mobilité comme un moyen de renforcer les compétences internes des apprentis, tandis que les Français y voient davantage un levier de développement international.
13 % des entreprises ont déjà des apprentis en mobilité, et plus de la moitié seraient prêtes à le faire, surtout les grandes entreprises. 76 % des chefs d'entreprise seraient prêts à accueillir quelques mois un jeune venant d'un autre pays européen.
87 % des Français pensent que la mobilité internationale pourrait rendre l'apprentissage plus attractif.
Des freins persistent : 52 % des Français et 75 % des entreprises jugent le départ d'un apprenti peu compatible avec leur activité. 43 % des employeurs n'acceptent pas qu'un apprenti s'absente plus d'un mois. Le coût salarial peut également bloquer un départ : seules 44 % des entreprises sont prêtes à financer plus de 3 mois de mobilité internationale. La moitié des dirigeants préfèrent également suspendre le contrat de l'apprenti pendant la mobilité et reporter son encadrement et sa rémunération vers la structure d'accueil à l'étranger.
La prise en charge du coût salarial et des démarches administratives par le CFA sont les mesures qui inciteraient les entreprises à accepter le départ d'un apprenti.
[*] entre le 1er et le 6 octobre 2026, auprès d'un échantillon de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus et de 300 entreprises de 6 salariés et plus, de tous secteurs (hors administration publique)