jeudi 09 juillet 2020
Le secteur de l'imprimerie et des industries graphiques, dont 96 % des entreprises ont moins de 50 salariés, a été impacté par la crise du Covid-19 de façon variable en fonction des activités :
  • "Les imprimeurs de magazines d'information (presse IPG) sont moins directement touchés du fait de leur statut (seule la volumétrie liée aux cahiers pub s'écroule)" ;
  • "Les imprimeurs hybrides (imprimés publicitaires et périodiques) ont pu conserver 50 % de leur effectif productif en activité du fait de cette spécificité" ;
  • "Les imprimeurs orientés publicité ou ayant une activité flyers (enseignes) catalogues moyens tirages, mailings etc. ont arrêté leur production sur site et ne conservent que quelques salariés en fonctions supports en télétravail, le reste des salariés ayant été géré majoritairement de plusieurs manières" (arrêt dérogatoires pour garde d'enfants, activité partielle, télétravail, RTT, congés) ;
  • "Les imprimeurs dont l'activité est « tirée » par l'événementiel (...) [a connu] une activité partielle à 80 % due à l'effondrement des commandes. L'entier de cette catégorie (plv, impression numérique grand format notamment) a subi un choc qu'aucun autre marché n'a subi à ce niveau." En tant que prestataires, elles devraient vite rebondir ;
  • "Les imprimeurs de livre (poche mis à part pour des queues de production) [ont été] à l'arrêt, en moyenne jusqu'à mi-mai du fait de la fermeture des libraires et des grands éditeurs qui ont arrêté l'office notamment". Le marché des audio books et du click and collect a connu une forte croissance ;
  • "Les imprimeurs d'emballages : (...) leur activité a baissé mais elle demeure encore forte avec des mesures de sécurité internes liées déjà à la nature de leur activité hors crise".

Source(s) :

Les industries graphiques face à la crise sanitaire .- in : UNIIC, 12/05/2020, 5p. - En ligne sur le site de l'UNIIC