mardi 15 septembre 2020
Une étude menée par le service des données et études statistiques du Commissariat général au développement durable (CGDD) rattaché au ministère de la Transition écologique, dresse un état des lieux du parc de logements par classe de consommation énergétique. Cette étude a pour but d'observer l'état des performances énergétiques de ce parc pour en mesurer l'amélioration, dans le cadre des objectifs de rénovation fixés par la loi de transition énergétique de 2015. Elle s'appuie sur la collecte par l'Ademe de tous les DPE (diagnostics de performance énergétique) réalisés en France.

Elle révèle que sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, 1,9 million de logements seraient peu énergivores. A l'inverse, près de 17 % du parc, soit 4,8 millions de logements, seraient des "passoires thermiques", très énergivores. Les maisons individuelles y sont davantage concernées, de même que les petits logements (moins de 30 m²). Le parc social est nettement moins énergivore que le parc privé et "la part des passoires thermiques au sein des ménages [aux plus faibles revenus] est au niveau global assez proche de celle des autres catégories de ménages."

La part des logements très énergivores varie selon les départements : plus faible dans les départements proches de l'arc méditerranéen et du sud de la façade atlantique, elle est plus élevée dans certains départements ruraux/montagneux (Nièvre, Creuse, Cantal, à plus de 40 %).

Source(s) :

Le parc de logements par classe de consommation énergétique / CGDD .- in : site Ministère de la Transition écologique, 01/09/2020, 20p. - En ligne sur le site du ministère de la Transition écologique